SANS LANGUE DE BOIS

Freelance, agence, ESN, logiciel du marché... ou nous ?

Chaque option a son bon moment, y compris celles qui ne sont pas nous. Voici la comparaison qu'on ferait à votre place, avec les cas où il ne faut pas nous choisir.

FreelanceAgence webESN / régieLogiciel du marchéBrulance
Ce que vous achetezLes heures d'un expertUn livrable, puis au revoirDes profils au jourUne licence, des cases toutes faitesUn système qui épouse votre métier, et l'équipe qui le fait vivre
Prix d'entrée400 à 700 € / jourQuelques milliers d'eurosTJM par profilAbonnement par utilisateurEsquisse à 1 500 €, créditée sur la suite
La propriétéSelon contratSouvent floueÀ vous, en généralJamais : vous louezÀ vous, chaque ligne, contractuellement
Après la livraisonSelon sa disponibilitéMaintenance en optionTant que vous payez les joursSupport standard, roadmap imposéeGarantie contractuelle : on corrige, on fait évoluer, on reste
Le risque principalIl part, tout partL'orphelin : livré puis abandonnéLes jours s'empilent, sans engagement de résultatVotre métier tordu pour rentrer dans les casesSurdimensionné sous 20 personnes. On vous le dit avant de signer.
Le bon choix quandBesoin ponctuel, bien définiIl vous faut une vitrine ou un e-commerceVous renforcez une équipe tech existanteVotre métier rentre dans les cases standardVos opérations sont votre avantage, et elles ont dépassé Excel

Et parfois, le bon choix n'est vraiment pas nous : en dessous d'une vingtaine de personnes, un bon freelance fera mieux pour moins cher. Faites le diagnostic, on vous le dira sans détour.

Ligne par ligne

Ce que le tableau ne dit pas.

Un freelance, jusqu'où ça tient ?

Un freelance convient tant que le besoin tient dans un périmètre et une personne. Un développeur indépendant expérimenté facture en général entre 400 et 700 euros par jour et fait très bien le travail sur un périmètre défini : un outil, un besoin, un interlocuteur. Ses limites apparaissent sur trois points précis. D'abord la continuité : s'il tombe malade ou change de mission, votre outil s'arrête avec lui. Ensuite la pluridisciplinarité : concevoir un système qui traverse la vente, les opérations et la facturation demande un travail d'analyse métier que peu de développeurs seuls assument. Enfin la durée : un outil sans plan d'entretien meurt en deux ans, et un freelance s'engage rarement sur plusieurs années. Tant que votre besoin tient dans un périmètre et une personne, le freelance est le meilleur rapport qualité-prix du marché. C'est d'ailleurs ce qu'on recommande en dessous d'une vingtaine de salariés.

Logiciel du marché ou sur mesure : comment trancher ?

Choisir entre un logiciel du marché et un développement sur mesure ne se joue pas sur le prix, mais sur la place de vos processus dans votre valeur. Un logiciel du marché est excellent quand votre métier rentre dans ses cases : comptabilité, paie, gestion commerciale standard. Vous bénéficiez alors d'un outil éprouvé, maintenu par un éditeur, pour un abonnement modeste. Le sur mesure devient pertinent quand votre façon de travailler est précisément ce qui vous distingue de vos concurrents. Dans ce cas, adopter un logiciel standard revient à raboter votre avantage pour rentrer dans les cases de quelqu'un d'autre, puis à payer des développements spécifiques pour en ressortir. Le signal le plus fiable : si vous entendez régulièrement « le logiciel ne permet pas de faire comme ça, on fait autrement », vous payez déjà le prix du standard sans le savoir.

Et le no-code dans tout ça ?

Le no-code permet de construire des applications sans écrire de code, à partir d'outils visuels, et il a des limites précises. C'est remarquablement efficace pour valider une idée, outiller un processus simple ou dépanner une équipe en quelques jours. Ses limites arrivent sur trois terrains : les volumes, quand le nombre d'enregistrements ou d'utilisateurs augmente et que les performances se dégradent, les connexions entre métiers, quand il faut faire dialoguer plusieurs briques et que l'assemblage devient fragile, et la propriété réelle de l'outil, puisque vous dépendez de la plateforme, de ses tarifs et de sa pérennité. Beaucoup de nos chantiers commencent d'ailleurs par la reprise d'un montage no-code arrivé au bout de ce qu'il pouvait porter. Ce n'est pas un échec du no-code : c'est le signe qu'il a fait son travail de validation.

Le plus simple : vérifier.

Le diagnostic : quatre minutes de questions, une réponse honnête sur votre cas.

Faire le diagnostic · 4 min